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	<title>Contrepoints</title>
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		<title>Contrepoints</title>
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		<title>Terrorisme et &#233;tatisme</title>
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<category domain="http://www.contrepoints.org/-Philosophie-generale-.html">Philosophie g&#233;n&#233;rale</category>


		<description>Le terrorisme est une guerre faite &#224; l'individu. Il frappe par surprise, entretient l'impr&#233;visibilit&#233;, pour destabiliser les consciences. Il fait peur parce qu'il est insaisissable, prot&#233;iforme, &#224; la fois partout et nulle part. Il est dans les t&#234;tes, dans les cauchemars, dans les sueurs froides de chacun d'entre-nous lorsque, en p&#233;riode d'intense tension, nous jetons aux gens qui nous entourent un regard empli de prudence sinon de crainte. Evidemment, l'Arabe du coin sera particuli&#232;rement (...)

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton503.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;375&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le terrorisme est une guerre faite &#224; l'individu. Il frappe par surprise, entretient l'impr&#233;visibilit&#233;, pour destabiliser les consciences. Il fait peur parce qu'il est insaisissable, prot&#233;iforme, &#224; la fois partout et nulle part. Il est dans les t&#234;tes, dans les cauchemars, dans les sueurs froides de chacun d'entre-nous lorsque, en p&#233;riode d'intense tension, nous jetons aux gens qui nous entourent un regard empli de prudence sinon de crainte. Evidemment, l'Arabe du coin sera particuli&#232;rement suspect&#233;, surtout s'il porte la barbe, et plus encore, pour les plus avertis, s'il ne la porte pas, et s'il est ras&#233; de pr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est clair que les terroristes, par leurs attaques &#233;pisodiques et symboliques, ne cherchent pas du tout &#224; faire du chiffre, &#224; tuer le maximum d'innocents. Les d&#233;g&#226;ts qu'ils causent d&#233;passent tr&#232;s largement les pertes humaines et mat&#233;rielles dont ils sont directement &#224; l'origine. Comme le dit Mathieu Laine,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ils cherchent &#224; briser la confiance, &#224; embrouiller les esprits, &#224; semer le doute et &#224; r&#233;pandre l'inqui&#233;tude. Ils esp&#232;rent ralentir le tourisme, freiner le commerce, frapper l'&#233;conomie tout enti&#232;re, c'est-&#224;-dire l'&#233;change humain et la libert&#233;. Ils veulent ass&#233;cher nos coeurs et &#233;touffer notre vitalit&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme les terroristes peuvent frapper &#224; toute heure, en tout lieu, toute cible, les grands esprits croient avoir trouv&#233; la solution. Il faut, selon eux, que l'Etat r&#233;gente tout, qu'il contr&#244;le notre vie, qu'il nous suive &#224; la trace, qu'il nous demande nos papiers &#224; tous les coins de rue, qu'il nous surveille par l'objectif de ses cam&#233;ras nombreuses et bourdonnantes, qu'il appr&#233;hende, trace, ma&#238;trise tout, absolument tout.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A mesure que s'accro&#238;t la suspicion, s'&#233;tend le pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le terrorisme, m&#234;me si ce n'est bien &#233;videmment pas son but premier, est un vecteur privil&#233;gi&#233; de d&#233;veloppement de l'ultra-&#233;tatisme. En ces p&#233;riodes troubles et difficiles pour notre bien-aim&#233; Etat-providence, c'est m&#234;me la route la plus s&#251;re que l'&#233;tatisme a choisi d'emprunter. Voici pourquoi les hommes de l'Etat n'ont que faire de l'&#233;radication du terrorisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Article paru initialement sur le &lt;a href=&quot;http://www.copeau.org/index.php?2006/03/20/572-terrorisme-et-etatisme&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;blog de Copeau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Illustration sous licence Creative Commons : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/cs___/102665679/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Streetart - The Readable City&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Un cri dans la nuit</title>
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		<dc:creator>Copeau</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Edito-.html">Edito</category>


		<description>On dit parfois de moi que je suis un &#233;go&#239;ste. Non, en fait, on ne le dit jamais vraiment comme &#231;a, on ajoute plut&#244;t un &#233;pith&#232;te charmant du genre &#171; sale &#187; &#233;go&#239;ste, &#171; salaud &#187; d'&#233;go&#239;ste ou encore &#233;go&#239;ste &#171; forcen&#233; &#187;. Du reste, on parle du sale &#233;go&#239;ste comme on parlait jadis du sale Juif, comme on parle parfois de nos jours du sale Arabe. Pas tr&#232;s original donc, mais sacr&#233;ment efficace. Pleine de charme et de distinction, &#224; d&#233;faut de vari&#233;t&#233; et d'originalit&#233;, la novlangue de l'amour fraternel fait ce qu'elle peut (...)

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&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Edito-.html" rel="directory"&gt;Edito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton495.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;560&quot; height=&quot;269&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On dit parfois de moi que je suis un &#233;go&#239;ste. Non, en fait, on ne le dit jamais vraiment comme &#231;a, on ajoute plut&#244;t un &#233;pith&#232;te charmant du genre &#171; sale &#187; &#233;go&#239;ste, &#171; salaud &#187; d'&#233;go&#239;ste ou encore &#233;go&#239;ste &#171; forcen&#233; &#187;. Du reste, on parle du sale &#233;go&#239;ste comme on parlait jadis du sale Juif, comme on parle parfois de nos jours du sale Arabe. Pas tr&#232;s original donc, mais sacr&#233;ment efficace. Pleine de charme et de distinction, &#224; d&#233;faut de vari&#233;t&#233; et d'originalit&#233;, la novlangue de l'amour fraternel fait ce qu'elle peut lorsqu'il s'agit de stigmatiser la lie de la soci&#233;t&#233;. Ce dont elle ne se prive pas, car enfin, chaque p&#233;dagogue sait bien que de la r&#233;p&#233;tition, voire du rab&#226;chage, jaillit la source du mouvement spontan&#233; des masses bien pensantes. Et cette source a un petit nom : on l'appelle la luttecontrl&#233;goisme, oui, vous savez bien, celle qui milite pour l'amour solidaire et pour plus de justice sociale bien s&#251;r. Permettez-moi toutefois de nommer cette logorrh&#233;e, pour la suite de cet expos&#233;, du surnom affectueux que je lui ai donn&#233; : la solidaraine, oui vous voyez bien, comme il existe la migraine, quoi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La solidaraine, c'est un r&#233;flexe pavlovien des foules en d&#233;lire. La solidaraine, c'est l'amour de son prochain, mais c'est aussi ignorer son voisin. La solidaraine aime bien pratiquer le jet d'opprobre comme d'autres lancent des pi&#232;ces dans la fontaine de Trevi ; ici comme l&#224;-bas, on gagne &#224; tous les coups. Nulle critique ne r&#233;siste face &#224; la solidaraine ; on sait bien qu'elle est trop noble, trop belle, trop exemplaire pour qu'on puisse ne serait-ce qu'oser la critiquer. Au nom de quoi d'ailleurs ? N'est-elle pas bont&#233;, joie, harmonie, bonheur et justice ? Ah la justice, parlons-en justement, la justice sociale bien s&#251;r, celle qui lutte contre les exclusions, les intrusions, les exactions et contre l'&#233;go&#239;sme sans doute un peu petit bourgeois des heu&#8230;, des disons, oui, des sales&#8230; &#233;go&#239;stes (je l'ai dit, la novlangue ne conna&#238;t que la r&#233;p&#233;tition, pas le synonyme) que nous sommes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourtant, je croyais faire preuve parfois d'un acc&#232;s de solidaraine, par exemple lorsque je versais volontairement de l'argent &#224; une association caritative ; il me semblait &#234;tre profond&#233;ment solidarain&#233; (je n'ai pas &#233;crit serin&#233;, hein) par l'amour que je porte g&#233;n&#233;ralement &#224; mon prochain, non-violent que je suis. Bel imb&#233;cile que je suis, car il n'en est rien : quoi que je fasse, quoi que je dise, je resterai donc toujours un sale &#233;go&#239;ste. J'en verserais presque une larme, et pas whisky, ni m&#234;me de crocodile. Non, une vraie larme, comme celle de nos chers &#233;lus des quartiers difficiles de la R&#233;publique, lorsque passe fort &#224; propos la f&#233;e cam&#233;ra. R&#233;flexe pavlovien l&#224; encore, j'imagine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Las si tous ces laudateurs ont tort ; nul ne leur en tiendra rigueur. Pourtant, la lecture un peu attentive de Stirner, de Nietzsche, d'Alain aussi, m'avaient convaincu de ce que le wiki tente d'expliquer du mieux qu'il peut : l'&#233;go&#239;sme n'a rien &#224; voir avec l'individualisme. Le premier est le repli frileux sur soi, le second est l'ouverture confiante vers les autres. Le premier est faible, vil, fourbe, vicieux, fornique avec la jalousie, tandis que le second est g&#233;n&#233;reux, croit en l'Homme, cultive ce qu'il reste de l'Aufkl&#228;rung, a confiance en la raison et sait que demain sera mieux qu'hier, car, m&#234;me si l'homme n'est pas ontologiquement bon, il n'est pas non plus mauvais, et n'a pas besoin d'&#234;tre tenu en curatelle, depuis sa naissance en maternit&#233; publique et jusqu'&#224; sa mort et son repos au cimeti&#232;re communal. L'individualiste croit aux autres, parce qu'il croit en lui-m&#234;me. Il aime son prochain, car il sait que celui-ci l'aimera aussi longtemps qu'il sera trait&#233; comme il le m&#233;rite, c'est-&#224;-dire comme un adulte responsable et libre. L'individualiste croit en l'individu, car il sait tout le mal que les groupes ont fait, au fil de l'histoire, au genre humain. Son br&#233;viaire ne conna&#238;t pas de tabous. Souvent il se les rem&#233;more : il sait que ce ne sont pas les individualistes qui d&#233;clenchent les guerres, ce sont les groupes qu'on appelle nations ou tribus. Ce ne sont pas les individualistes qui entassaient de pauvres gens dans des trains pour Dachau. Ce ne sont pas les individualistes qui tu&#232;rent tant d'Alg&#233;riens innocents en octobre 1961. Ce ne sont pas les individualistes qui d&#233;cid&#232;rent de faire de la pourtant g&#233;niale fission atomique une arme de destruction totalitaire. Ce ne sont pas les individualistes qui r&#233;-&#233;duqu&#232;rent les camarades d&#233;viants de la Loubianka. Ce ne sont pas les individualistes qui br&#251;l&#232;rent des croix de feu dans le deep south. Ce ne sont pas les individualistes qui d&#233;chiquet&#232;rent tant d'innocents &#224; Java. Ce ne sont pas les individualistes qui br&#251;l&#232;rent les sorci&#232;res. Ce ne sont pas les individualistes qui pill&#232;rent, tu&#232;rent, viol&#232;rent, au nom d'une foi. Pr&#233;cis&#233;ment parce qu'ils ne connaissent d'autre foi que la conscience en leur individualit&#233;, qui est singularit&#233; mais aussi alt&#233;rit&#233; car l'individualit&#233; des autres vaut bien la leur. Il sait donc que les individualistes ont ceci de particulier et de si rare qu'ils ne traitent pas les autres comme un moyen, mais comme une fin. Chaque individualiste sait, lorsqu'il s'adresse &#224; un autre individu, qu'il n'a pas en face de lui un soldat, un Juif, un Noir, une femme, un catholique, un Mexicain, mais un individu, un simple et pourtant si complexe individu. Et que rien ne saurait r&#233;duire, de quelque mani&#232;re que ce soit, sa qualit&#233; premi&#232;re d'individu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alors peut-&#234;tre dira-t-on que l'individualiste est un utopiste, que le monde est compos&#233; de nations, pratiquant le pl&#233;biscite de tous les jours de Renan, que la religion, le lieu de naissance ou encore la couleur de peau manifestent la seule v&#233;ritable appartenance humaine. Mais l'individualiste pense au contraire que les nations, et tous les autres avatars de la condition gr&#233;gaire, proviennent de la concentration toujours plus grande du pouvoir en quelques mains, celles des &#171; dirigeants &#187; qui, bien &#233;videmment, avaient et ont toujours pour int&#233;r&#234;t de donner chaque jour plus de victimes &#224; l'app&#233;tit irascible du L&#233;viathan. Bertrand de Jouvenel a si bien montr&#233; &#224; l'individualiste comment le pouvoir, depuis les temps pas si obscurs du Moyen Age, s'est toujours plus concentr&#233;, et a de ce fait toujours accru sa puissance d&#233;vastatrice, au d&#233;triment de la masse, toujours plus grande, des individus qui le subissaient et en souffraient. Ces individus, ce sont vous et moi, il ne faut pas l'oublier ni l'escamoter. Si le pouvoir broie tout, le pouvoir absolu broie absolument tout. Nul ne peut r&#233;sister au tsunami de sa voracit&#233;. L'individualiste le sait, le dit, mais il sait que peu l'&#233;coutent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'il vous pla&#238;t, retenez ceci : un individu peut &#234;tre dangereux, cent individus seront cent fois plus dangereux, nul n'en disconvient ; mais que ces cent individus choisissent de former deux groupes, et vous verrez qu'ils s'entre-tueront. Et pas un n'y r&#233;chappera. Or l'individualiste veut &#234;tre pr&#233;cis&#233;ment celui-l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Article paru initialement sur le &lt;a href=&quot;http://www.copeau.org/index.php?2005/12/09/526-un-cri-dans-la-nuit&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;blog de Copeau&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



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		<title>Pas vous, pas &#231;a</title>
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<category domain="http://www.contrepoints.org/-Edito-.html">Edito</category>


		<description>Je ne voudrais tr&#232;s sinc&#232;rement pas revenir sur ce qui pourrait &#234;tre un point d'achoppement relativement important entre les lib&#233;raux, sinon les lib&#233;raux et aussi les libertariens, mais il me semble qu'il est impossible de passer outre un &#233;l&#233;ment de compr&#233;hension majeur de ce qui fonde le substrat m&#234;me de notre engagement individuel et collectif. Ce fondement, c'est celui du positionnement politique que nous adoptons, &#224; titre individuel bien s&#251;r, et un individualiste tel que moi ne saurait se d&#233;partir (...)

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&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Edito-.html" rel="directory"&gt;Edito&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton494.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;375&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne voudrais tr&#232;s sinc&#232;rement pas revenir sur ce qui pourrait &#234;tre un point d'achoppement relativement important entre les lib&#233;raux, sinon les lib&#233;raux et aussi les libertariens, mais il me semble qu'il est impossible de passer outre un &#233;l&#233;ment de compr&#233;hension majeur de ce qui fonde le substrat m&#234;me de notre engagement individuel et collectif. Ce fondement, c'est celui du positionnement politique que nous adoptons, &#224; titre individuel bien s&#251;r, et un individualiste tel que moi ne saurait se d&#233;partir de cette dimension fondamentale et m&#234;me fondatrice, mais aussi &#224; titre collectif, et, partant, de la mani&#232;re dont vous, chers lecteurs qui pourtant ne partagez pas n&#233;cessairement mes positions, nous et me percevez. S'il fallait r&#233;sumer la mani&#232;re dont les lib&#233;raux sont en g&#233;n&#233;ral per&#231;us, il est probable que la m&#233;taphore d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre des commerciaux arborant un foulard Burberry's, un costume trois-pi&#232;ces Armani, une Rollex et des fameux mocassins &#224; glands, sera assez proche de la mani&#232;re dont vous nous percevez. A moins qu'il ne s'agisse du pull Gentleman Farmer au col en V, qui, en sus du pantalon &#224; pinces Hillfinger et de la chemise Arrow, compl&#232;te la panoplie du m&#233;decin en week-end, mari&#233; &#224; 21 ans et p&#232;re d'au moins sept enfants. Ou peut-&#234;tre avez-vous aussi l'image de l'&#233;tudiant binoclard, mouchet&#233; d'acn&#233;, les cheveux gras et les id&#233;es courtes, qui, bien que fils &#224; papa, doit tout de m&#234;me bosser un minimum s'il veut int&#233;grer sciences-po, moins qu'il ne s'agisse de l'ENA. Ses culs de bouteille ne le rendant pas des plus s&#233;duisants, il rumine sa frustration en lisant des bouquins subversifs, mais tellement conservateurs en m&#234;me temps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce qui rassemble toutes ces figures est pourtant limpide : pour vous, les lib&#233;raux sont tous des Patrick Bateman, qui, s'ils ne finissent peut-&#234;tre pas tous serial killer, n'en demeurent pas moins des gens un peu d&#233;rang&#233;s, d'un point de vue c&#233;r&#233;bral, et dot&#233;s d'&#224; peu pr&#232;s autant d'amour pour son prochain qu'une laitue aime sa voisine. Nous ne sommes pas seulement infr&#233;quentables, nous sommes aussi dangereux, nous qui n'avons pas la fibre sociale qui pourtant doit animer tous les gens de la bonne soci&#233;t&#233;. Nous sommes des barbares, des fous, des criminels, tant est encore suintant le sang &#233;carlate que nous avons sur nos mains, le sang des enfants bengalis qui se prostituent &#224; huit ans, le sang des enj&#244;l&#233;s chiliens, le sang des mineurs lorrains et calaisiens, le sang des palestiniens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes si peu fr&#233;quentables, que nous sommes parmi les gens de droite les plus d&#233;test&#233;s du vulgus pecus. Nous n'avons m&#234;me pas le penchant s&#233;curitaire de tel candidat UMP, ni le culte de l'Etat de tel autre. Si Satan avait un visage, il aurait le n&#244;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette charmante d&#233;monstration serait relativement divertissante, si toutefois elle ne p&#233;chait pas par un seul et unique d&#233;faut, mais qui n'est pas n&#233;gligeable, et qui peut s'exprimer de la mani&#232;re suivante : c'est con et faux. Ou faux et con, c'est comme vous voulez. De tous les glands, de mocassin ou non, cit&#233;s plus haut, un seul id&#233;al-type, pour parler comme Weber, me semble devoir un tant soit peu retenir l'attention, celui du lyc&#233;en chaussant de superbes culs de bouteille. Il est vrai que cette population existe parmi nous, et alors ? Sommes-nous les seuls ? J'en doute fort. Les autres couillons lecteurs du Figaro magazine, pour qui la culture se r&#233;sume &#224; la lecture du dernier Sevilla, ou des &#339;uvres compl&#232;tes de saint Pauwels, me semblent aussi proches des lib&#233;raux ou des libertariens que Madonna est proche de Cannibal Corpse. Je refuse cat&#233;goriquement d'&#234;tre assimil&#233;, de pr&#232;s ou de loin, &#224; ces individus, tout bonnement parce que je n'ai rien &#224; voir avec eux, et mes amis non plus, et faire ne serait-ce qu'une allusion &#224; des accointances particuli&#232;res avec la droite conservatrice, est non seulement inacceptable ; c'est aussi la remise en cause totale de la sinc&#233;rit&#233; et du s&#233;rieux de celui qui s'y livre. Non que je pr&#233;tende que les lib&#233;raux ne sont pas parfois de droite, car il y en a, quelques-uns, perdus parmi les fous, et qu'il faut, tel le berger de la Bible, aller chercher, et ramener dans le droit chemin, quoique aride et besogneux, de la libert&#233;. Si des lib&#233;raux de droite existent, je cherche en revanche &#224; quoi peut ressembler un libertarien de droite, et ne me citez pas tel ou tel auteur connu par environ trois personnes en France, traducteur et &#233;diteur compris.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'y a pas franchement plus, je crois, de lib&#233;raux de gauche, bien que quelques papous survivent ici ou l&#224;, et que j'en fasse partie. Vous comprenez donc &#224; quel point les assimilations d&#233;biles auxquelles on se livre souvent me blessent et m'insupportent. Les libertariens, eux, proviennent souvent de l'extr&#234;me gauche, ce qui n'est pas particuli&#232;rement &#233;tonnant lorsqu'on mesure le degr&#233; de perversion et de subversion de leurs th&#232;ses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Etre de gauche, est-ce vouer un culte aux descendants en ligne plus ou moins directe de la SFIO, aux politicards &#233;narques de mes deux, aux d&#233;put&#233;s de banlieue pour qui la pauvret&#233; se r&#233;sume &#224; trois chiffres dans un tableau, aux hypocrites en tout genre, issus des b&#244; quartiers du VIIe arrondissement, et qui croient plus ou moins sinc&#232;rement incarner les descendants de la IIIe Internationale ? Est-ce croire que l'Etat r&#233;soudra tous les maux, est-ce croire que les hommes de l'Etat sont des gens d&#233;sint&#233;ress&#233;s et intrins&#232;quement bons, est-ce au final &#234;tre forc&#233;ment d&#233;bile et niais ? J'en doute. Est-ce au contraire consid&#233;rer que les valeurs humaines dominent toutes les autres, que le pouvoir doit &#234;tre limit&#233; si l'on veut s'en pr&#233;munir, que la justice n'est pas un vain mot, que le travail permet &#224; tous, y compris et surtout &#224; celui qui n'a rien, de s'en sortir, qu'un homme politique n'est l&#224; que pour son propre int&#233;r&#234;t et pas le mien ? Voici les valeurs que nous d&#233;fendons. Nous nous opposons aux lois oppressives, aux limitations de libert&#233;, aux lois anti-terroristes qui ne terrorisent que les amoureux de la libert&#233;, aux projets dispendieux et financ&#233;s par l'injustice. Nous n'avons pas progress&#233; depuis les pharaons : toujours la m&#234;me recherche du pouvoir et du prestige, au d&#233;triment des autres Etats &#8211; comme si l'Etat voulait encore dire quelque chose ! &#8211;, toujours en r&#233;duisant &#224; l'esclavage une part sans cesse plus grande d'une population servile et assur&#233;e de bienfaits de sa servitude volontaire. Nous nous opposons aux lois injustes, qui p&#233;nalisent celui qui travaille au b&#233;n&#233;fice de celui qui ne fout rien, et c'est un fils de deux parents RMIstes qui vous le dit. Nous nous opposons &#224; la notion aberrante de &#171; nationalit&#233; &#187;, comme si nous, individus libres et donc responsables, avions fait jadis un acte d'all&#233;geance &#224; un Etat tut&#233;laire et omnipotent. Comme s'il fallait que nous restions d'&#233;ternels enfants, satisfaits au demeurant d'&#234;tre des mineurs et d'y rester. Nous pensons que les hommes de l'Etat feraient mieux de s'occuper un peu plus de leur vie priv&#233;e, souvent d&#233;plorable, plut&#244;t que de s'occuper de la n&#244;tre. Qu'ils feraient mieux d'apprendre un vrai m&#233;tier plut&#244;t que de courir apr&#232;s le pouvoir comme je cours apr&#232;s les jupons. Qu'ils feraient mieux d'investir pour leur avenir plut&#244;t que de nous faire chier avec des r&#233;glementations anti-tabac, anti-racolage ou anti-calcaire. Qu'ils feraient mieux de cesser de rev&#234;tir les oripeaux du bobo lecteur de T&#233;l&#233;rama, altercomprenant mais mangeur bio. Qu'ils cessent de nous dire que le service public est gratuit, car sinon, je cesserai moi de payer mes imp&#244;ts. Qu'ils cessent de nous prendre pour des cons, en nous rackettant au profit de cha&#238;nes de t&#233;l&#233; aussi dispensables que Rance 2 ou (T)Arte, qui du reste ont la caract&#233;ristique premi&#232;re d'&#234;tre la voix de son ma&#238;tre lorsqu'il s'agit de r&#233;citer l'&#233;vangile selon saint PS au pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a des salauds qui tapent dans la caisse, &#224; droite comme &#224; gauche, et il y a aussi des monstres d'honn&#234;tet&#233;. Parmi les &#233;lus, parmi les militants, parmi les sympathisants. C'est &#224; eux que je m'adresse : vous valez mieux que &#231;a.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Article paru initialement sur le &lt;a href=&quot;http://www.copeau.org/index.php?2005/12/01/525-pas-vous-pas-ca&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;blog de Copeau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Illustration sous licence Creative Commons : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/adad/131705745/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;DSCN0954&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Halte au contr&#244;le des loyers !</title>
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<category domain="http://www.contrepoints.org/-Logement-et-ville-.html">Logement et ville</category>


		<description>Comme disait un &#233;conomiste (alcoolique ?) anonyme : &lt;br /&gt;Avec le bombardement, le contr&#244;le des loyers est la meilleure fa&#231;on de raser une ville. &lt;br /&gt;Les protections, comme toujours, sont difficilement r&#233;versibles, car elles ont cr&#233;&#233; des situations de droits acquis, qu'il faut ensuite racheter : la loi de 1948, les plafonds de loyers, les protections des locataires ind&#233;licats, les difficult&#233;s de revente des logements sociaux, etc., etc&#8230; inextricable maquis ! Les offices d'HLM jouent un r&#244;le incontournable, (...)


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton493.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;376&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme disait un &#233;conomiste (alcoolique ?) anonyme :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Avec le bombardement, le contr&#244;le des loyers est la meilleure fa&#231;on de raser une ville.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les protections, comme toujours, sont difficilement r&#233;versibles, car elles ont cr&#233;&#233; des situations de droits acquis, qu'il faut ensuite racheter : la loi de 1948, les plafonds de loyers, les protections des locataires ind&#233;licats, les difficult&#233;s de revente des logements sociaux, etc., etc&#8230; inextricable maquis ! Les offices d'HLM jouent un r&#244;le incontournable, et il est reconnu que leur gestion n'est pas toujours optimum (exemple entre beaucoup d'autres, le contr&#244;le sur les plafonds de ressources de leurs locataires&#8230;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les logements locatifs disponibles sont trop rares et chers : all&#233;geons les obstacles &#224; leur d&#233;veloppement, et nous les verrons r&#233;appara&#238;tre, spontan&#233;ment !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une premi&#232;re cl&#233;, tr&#232;s simple, est identifi&#233;e depuis longtemps (R. Barre, 1976) : remplacer l'aide &#224; la pierre par l'aide &#224; la personne. &#171; L'aide &#224; la pierre est inefficace et injuste, et elle provoque la cr&#233;ation de ghettos, en regroupant les occupants sur le crit&#232;re d'un plafond de ressources. Curieusement, le secteur HLM cumule toujours les deux types d'aides. &#187; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les Echos&lt;/i&gt;, 7 juin 2000)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une autre approche est bien connue aussi : vendre les logements sociaux &#224; leurs occupants (m&#234;me si c'est &#224; un prix tr&#232;s bas pour les secteurs les plus difficiles). Les nouveaux propri&#233;taires seront responsabilis&#233;s. Le premier acte serait d'all&#233;ger les contraintes qui p&#232;sent sur les offices d'HLM.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une relativisation de la carte scolaire aiderait aussi : combien de locataires se refusent &#224; d&#233;m&#233;nager pour ne pas d&#233;grader la condition scolaire de leurs enfants ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le droit de pr&#233;emption par les communes est &#224; remettre s&#233;rieusement &#224; plat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous invite &#224; &lt;a href=&quot;http://herve.dequengo.free.fr/Hazlitt/EPL/EPL_18bis.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;lire Henry Hazlitt ici.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Les contr&#244;les des loyers sont parfois impos&#233;s en tant que partie d'un dispositif g&#233;n&#233;ral de contr&#244;le des prix, mais ils sont le plus souvent d&#233;cr&#233;t&#233;s par une loi sp&#233;ciale. Souvent l'occasion est fournie par le d&#233;clenchement d'une guerre.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Article paru initialement sur le &lt;a href=&quot;http://www.copeau.org/index.php?2005/11/18/521-halte-au-controle-des-loyers&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;blog de Copeau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Illustration sous licence Creative Commons : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/photographi_esc_/405043427/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Drive-by #006&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



	<item>
		<title>La v&#233;ritable th&#233;orie de l'exploitation</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/La-veritable-theorie-de-l.html</link>
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		<dc:creator>Copeau</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Philosophie-generale-.html">Philosophie g&#233;n&#233;rale</category>


		<description>George Reisman est professeur &#224; L.A. Dans un essai intitul&#233; The Political Economy of Freedom Essays in Honor of F.A. Hayek (1985), il s'interroge sur les fondements et sur le devenir de la th&#233;orie, fort populaire durant tout le XXe si&#232;cle, de l'exploitation du prol&#233;tariat. &lt;br /&gt;Selon cette th&#233;orie, le capitalisme disposerait d'une logique intrins&#232;quement pernicieuse, fond&#233;e sur le quasi esclavage de la classe laborieuse, au profit des int&#233;r&#234;ts conjoints des bourgeois et des capitalistes, lesquels, mus par (...)


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&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Philosophie-generale-.html" rel="directory"&gt;Philosophie g&#233;n&#233;rale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton476.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;333&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;George Reisman est professeur &#224; L.A. Dans un essai intitul&#233; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The Political Economy of Freedom Essays in Honor of F.A. Hayek&lt;/i&gt; (1985), il s'interroge sur les fondements et sur le devenir de la th&#233;orie, fort populaire durant tout le XXe si&#232;cle, de l'exploitation du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon cette th&#233;orie, le capitalisme disposerait d'une logique intrins&#232;quement pernicieuse, fond&#233;e sur le quasi esclavage de la classe laborieuse, au profit des int&#233;r&#234;ts conjoints des bourgeois et des capitalistes, lesquels, mus par l'avarice sinon la convoitise, ne constitueraient qu'une classe de parasites d&#233;vorant le travail des masses. Nonobstant la hausse continue du niveau de vie moyen dans les pays d&#233;velopp&#233;s, depuis la R&#233;volution industrielle, les laudateurs de la th&#233;orie de l'exploitation l'attribuent, non au capitalisme, mais aux limites impos&#233;es audit capitalisme. Ce faisant, les collectivistes attribuent la croissance &#233;conomique et le progr&#232;s technique aux syndicats et au droit du travail, ainsi qu'au paternalisme de certains employeurs, essentiellement des capitaines d'industrie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce faisant, ceux-ci n'imaginent m&#234;me pas un monde dans lequel les syndicats n'existeraient pas, sans salaire minimum ni l&#233;gislation sur la dur&#233;e maximale de travail, sans loi sur le travail des enfants. Plus g&#233;n&#233;ralisme, en l'absence de telles r&#232;gles, la plupart d'entre-nous pense que les taux de salaires retomberont au niveau de subsistance ; que les femmes et les enfants retravailleront dans les mines ; et que la dur&#233;e quotidienne du travail sera aussi longue que le patronat pourra l'imposer.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;la th&#233;orie de l'exploitation et le renversement de l'&#233;conomie classique&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Non seulement la th&#233;orie de l'exploitation a eu une influence majeure sur le collectivisme, mais au surplus celle-ci a contribu&#233; au triomphe du socialisme par des voies plus subtiles. Smith et Ricardo ont &#233;t&#233; vus &#224; juste titre comme les pr&#233;curseurs de cette th&#233;orie, en cr&#233;ant un syst&#232;me impliquant n&#233;cessairement la victoire de ce concept. Avec la th&#233;orie de la valeur-travail, et la loi d'airain des salaires, la th&#233;orie de l'exploitation a jet&#233; un profond discr&#233;dit sur les concepts fondamentaux du taux de salaire et de l'&#233;pargne comme source de profit. Deux g&#233;n&#233;rations plus tard, l'abandon des doctrines classiques sur l'&#233;pargne a rendu possible le keyn&#233;sianisme et l'inflation, les d&#233;ficits, ainsi que l'accroissement de la d&#233;pense publique et des pouvoirs de l'Etat. Simultan&#233;ment, l'abandon de la th&#233;orie selon laquelle les co&#251;ts de production sont les d&#233;terminants directs (pas ultimes) des prix (plut&#244;t que l'&#233;quilibre de l'offre et de la demande), a conduit aux th&#233;ories de la concurrence &quot;pure et parfaite&quot;, aux oligopoles, &#224; la concurrence monopolistique, aux prix administr&#233;s ou encore &#224; la politique antitrust. De la sorte, et par deux chemins distincts, la th&#233;orie de l'exploitation a permis l'avanc&#233;e du socialisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela &#233;tant, m&#234;me si la th&#233;orie de l'exploitation a r&#233;ussi &#224; discr&#233;diter l'&#233;conomie classique, le simple fait de sugg&#233;rer que les co&#251;ts de production peuvent &#234;tre un d&#233;terminant direct des prix montre une ignorance de l'&#233;conomie enseign&#233;e depuis 1870 et une nette sympathie marxiste. En effet, B&#246;hm-Bawerk et Wieser savaient que les co&#251;ts de production sont souvent le d&#233;terminant direct des prix. Ils ont simplement ajout&#233; que cette d&#233;termination des prix, qui constitue les co&#251;ts, est bas&#233;e sur l'offre et la demande, et donc sur le principe de l'utilit&#233; marginale d&#233;croissante. Malheureusement, la plupart des successeurs de B&#246;hm-Bawerk et de Wieser ont subi une influence plus grande encore de Jevons et de ses amis.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;le cadre conceptuel de la th&#233;orie de l'exploitation&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La th&#233;orie classique, on l'a dit, a contribu&#233; sur trois points &#224; la th&#233;orie de l'exploitation :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; par la valeur-travail&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; par la loi d'airain des salaires&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; par l'all&#233;gation selon laquelle le revenu, c'est le salaire moins le profit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par cons&#233;quent, ce cadre implique la croyance selon laquelle les salaires sont la forme &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;originelle&lt;/i&gt; et premi&#232;re de revenu, desquels les profits et les revenus non-salariaux proviennent et sont d&#233;duits, lorsque le capitalisme et les capitalistes sont apparus, en gros au moment de la R&#233;volution industrielle. Smith a &#233;t&#233; l'un des fondateurs de cette th&#233;orie que je baptise des &quot;&lt;a href=&quot;http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=Salaire&amp;rcid=1337&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;salaires originels&lt;/a&gt;&quot;. Pour lui, dans les &#233;conomies pr&#233;-capitalistes, tous les revenus proviendraient des salaires re&#231;us par les travailleurs. Les salaires sont le revenu originel. Les profits, selon lui, ne sont apparus qu'avec le capitalisme. Et ne sont que la d&#233;duction du salaire naturel et du salaire d'&#233;quilibre [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb4-1&quot; name=&quot;nh4-1&quot; id=&quot;nh4-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Adam Smith, La Richesse des nations, 1776.' &gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On trouve la m&#234;me logique chez Marx [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb4-2&quot; name=&quot;nh4-2&quot; id=&quot;nh4-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Marx, Le Capital, Livre 1, I, chap. 3' &gt;2&lt;/a&gt;] : l'&#233;conomie pr&#233;-capitalisme est marqu&#233;e, selon lui, par le sch&#233;ma B-M-B (un travailleur produit un bien B, le vend pour de l'argent M, et ach&#232;te d'autres biens B). Il n'y a pas d'exploitation, pas de profit, pas de surplus. Tous les revenus sont, donc, des salaires. Au moment o&#249; le capitalisme na&#238;t, on passe alors selon Marx &#224; un sch&#233;ma M-B-M' (le capitaliste d&#233;pense une somme de monnaie M en achat de mat&#233;riel et de machines, et en payant des salaires. Un bien B est produit, qui est vendu pour une plus grande somme d'argent, M'). La diff&#233;rence entre l'argent d&#233;pens&#233; par le capitaliste et l'argent re&#231;u de la vente du bien constitue son surplus, son profit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Attention, il ne s'agit pas en tant que telle que la th&#233;orie de l'exploitation ; il s'agit du cadre conceptuel de celle-ci. Avec ce m&#234;me cadre, Marx appliquera la th&#233;orie de la valeur-travail et la loi d'airain des salaires, et B&#246;hm-Bawerk l'approche de l'escompte, qui l'am&#232;ne quant &#224; lui &#224; une critique de la th&#233;orie de l'exploitation. Les deux mobilisent leur doctrine respective pour expliquer comment les profits sont d&#233;duits des salaires. Pour Marx, les capitalistes versent en effet arbitrairement un salaire &#233;gal &#224; la simple reproduction de la force de travail. Or, selon lui, les capitalistes vendent la production du salari&#233; &#224; un prix correspondant &#224; un plus grand nombre d'heures. Entre les deux, l'exploitation. Pour B&#246;hm-Bawerk, les biens pr&#233;sents ont plus de valeur que les biens futurs. Donc le salari&#233; a un salaire inf&#233;rieur &#224; ce que sa production vaudra dans le futur. Dans les deux cas, la m&#234;me logique : celle des salaires originels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, s'il y a bien une critique &#224; apporter &#224; la th&#233;orie de l'exploitation, c'est bien plus sur la doctrine des salaires originels que sur la valeur travail ou la loi d'airain, pourtant si criticables par ailleurs, qu'il faut la porter. Cette doctrine est fausse &#224; un triple titre :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Tout d'abord, elle oublie que le profit, c'est le fait que les recettes des ventes sont sup&#233;rieures aux co&#251;ts mon&#233;taires de production&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Ensuite, le capitaliste, c'est quelqu'un qui ach&#232;te pour vendre &#224; profit&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Enfin, le salaire, c'est l'argent pay&#233; en &#233;change de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;r&#233;alisation&lt;/i&gt; du travail par le salari&#233; (et non en &#233;change des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;produits&lt;/i&gt; cr&#233;&#233;s par le travail).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La demande de biens et de services est diff&#233;rente de la demande de travail. En achetant des produits, on ne paye pas des salaires, pas plus qu'on ne touche un salaire en vendant des produits. Dans une &#233;conomie pr&#233;-capitaliste, si bien s&#251;r une telle &#233;conomie a jamais exist&#233;, tous les revenus vont aux travailleurs. Mais non pas, comme Marx et B&#246;hm-Bawerk le croyaient, en salaires ; ils sont, en r&#233;alit&#233;, des profits.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ricardo se trompait lui aussi lorsqu'il disait que les profits augmentent &#224; mesure que les salaires baissent, et inversement. Les salaires pay&#233;s seraient, selon Ricardo, pay&#233;s par les capitalistes, pas par les consommateurs. Puisque, dans une &#233;conomie pr&#233;-capitaliste, il n'y a pas de capitalistes, il n'y a donc pas de salaires vers&#233;s pour la production, ce qui signifie donc que tout le revenu est constitu&#233; de profits.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par d&#233;finition, l'apparition des salaires n'a &#233;t&#233; possible qu'avec l'apparition des capitalistes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;mergence des capitalistes a donn&#233; vie au ph&#233;nom&#232;ne des salaires, ainsi qu'aux co&#251;ts mon&#233;taires de production.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le capitalisme a cr&#233;&#233; les salaires. La cons&#233;quence imm&#233;diate en a donc &#233;t&#233; une baisse des profits r&#233;alis&#233;s sur les ventes. Autrement dit, plus l'&#233;conomie est capitalistique, plus bas sont les profits r&#233;alis&#233;s. Sans capitalistes, la seule mani&#232;re de survivre est d'utiliser ses moyens de production et de vendre ses propres produits (pour pouvoir donc empocher des profits). Il faut pour cela avoir sa terre, avoir produit ou h&#233;rit&#233; des outils n&#233;cessaires &#224; sa production. Soyons clairs : peu de gens peuvent survivre de cette mani&#232;re. Le g&#233;nie du capitalisme a rendu possible pour le plus grand nombre de vivre en vendant son &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;travail&lt;/i&gt; plut&#244;t qu'en tentant de vendre le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;produit&lt;/i&gt; de son travail [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb4-3&quot; name=&quot;nh4-3&quot; id=&quot;nh4-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Comme le dit Hayek dans Capitalism and the Historians : &quot;Le prol&#233;tariat, (...)' &gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Profits et travail : la contribution productive des capitalistes&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une &#233;conomie pr&#233;-capitaliste, le revenu du travail est le profit, et le profit est &#233;videmment un revenu du travail. Dans une &#233;conomie capitaliste, il y a &#233;galement de nombreux exemples dans lesquels les profits sont des revenus du travail : c'est le cas toutes les fois qu'un capitaliste travaille pour son entreprise, aussi bien en tant que manager qu'en tant que travailleur manuel. Aujourd'hui comme hier, le profit est toujours un revenu du travail, m&#234;me s'il est largement un retour sur le capital investi et s'il est variable selon le volume dudit capital investi. Pour au moins deux raisons :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; D'une part, le travail est de plus en plus souvent intellectuel (conception, planification, prise de d&#233;cision) ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; D'autre part, le capital est le moyen par lequel le capitaliste r&#233;alise ses plans. C'est par ce moyen qu'il ach&#232;te le travail de ses collaborateurs, et qu'il les &#233;quipe, qu'il ach&#232;te du mat&#233;riel. Plus exactement, la possession de capital multiplie l'efficacit&#233; du travail du capitaliste. Au plus il a de capital, et au plus il pourra r&#233;aliser ses id&#233;es, ses plans.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les salaires, eux, d&#233;pendent du prix du travail. Ils sont donc fonction de trois facteurs principaux :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; l'&#233;tat de la technologie&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; l'offre d'&#233;quipement en capital&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; la comp&#233;tition avec les autres industries ou activit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ce cadre, la nature du travail du capitaliste consiste &#224; augmenter la productivit&#233; (et donc les salaires r&#233;els) du travailleur manuel (notamment, par la division du travail). L'&#233;conomie classique et n&#233;oclassique a d&#233;velopp&#233; la th&#233;orie de l'&#233;galisation des taux de profit (entre les diff&#233;rentes branches d'activit&#233;). On assiste &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne gr&#226;ce aux capitalistes. La seule mani&#232;re d'avoir un taux de profit &#233;lev&#233;, c'est en effet d'&#234;tre un innovateur, en offrant de meilleurs produits, ou bien des produits identiques &#224; la concurrence, mais moins chers. Il faut donc des innovations permanentes, car le rattrapage par la concurrence est rapide.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment expliquer la forte hausse des salaires r&#233;els ? En augmentant fortement la productivit&#233; du travail manuel, les capitalistes r&#233;duisent constamment la quantit&#233; de travail n&#233;cessaire pour produire chaque bien, ce qui diminue le prix relatif des salaires (il y a donc hausse des salaires r&#233;els).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N'oublions pas que le droit des travailleurs &#224; la pleine valeur de leur production est pleinement satisfaite lorsque les capitalistes sont pay&#233;s par leurs clients pour leurs produits. Ces produits leurs appartiennent, ils n'appartiennent pas &#224; leurs employ&#233;s. L'aide que les employ&#233;s apporte est r&#233;mun&#233;r&#233;e par les salaires vers&#233;s - et uniquement par ceux-ci.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'y a aucune exploitation du travail des salari&#233;s. Ces salaires sont pay&#233;s par les capitalistes actifs ; ils ne viennent donc pas en d&#233;duction des salaires, mais des profits. Si on devait vraiment parler d'&quot;exploitation&quot;, ce serait celle non des salari&#233;s, mais des capitalistes !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien s&#251;r, le paiement de ces salaires ne constitue pas une exploitation, car ces salaires constituent aussi une source de gain pour les capitalistes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Exploitation et socialisme&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A tout prendre, le vrai syst&#232;me d'exploitation du travail, c'est le socialisme. En r&#233;gime socialiste, le citoyen n'est pas une fin en lui-m&#234;me ; mais un moyen entrant dans les objectifs impos&#233;s par la soci&#233;t&#233;. Mais qui d&#233;termine ces objectifs, sinon les dirigeants de l'Etat ? L'individu devient le moyen de la fin de la soci&#233;t&#233;, telle qu'elle est interpr&#233;t&#233;e et d&#233;termin&#233;e par les leaders de l'Etat socialiste. Et la finalit&#233; de la soci&#233;t&#233;, ce sont les buts des dirigeants de cette soci&#233;t&#233;. L'individu, en r&#233;gime socialiste, peut passer sa vie &#224; travailler dur pour ses dirigeants, qui n'ont aucune raison de lui offrir plus que le minimum n&#233;cessaire &#224; sa subsistance. Ceux-ci ne lui donneront plus que s'il est n&#233;cessaire d'anticiper et de se pr&#233;munir contre des r&#233;voltes ou r&#233;bellions. Ou encore pour donner du corps au prestige du r&#233;gime. Dans un tel cas, les dirigeants fourniront un niveau de vie relativement &#233;lev&#233; aux scientifiques militaires, aux agents de police, aux agents secrets, aux intellectuels et aux athl&#232;tes qui travaillent &#224; la gloire du r&#233;gime. Le p&#233;kin moyen, lui, devra se sentir heureux si on lui donne de quoi survivre. Heureux, car, comme &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Ludwig_von_Mises&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Mises&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/index.php?title=Friedrich_von_Hayek&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Hayek&lt;/a&gt; l'ont montr&#233;, l'absence de coordination et m&#234;me le chaos du socialisme est si grand, qu'en l'absence d'un monde capitaliste &#224; proximit&#233;, le socialisme aurait conduit &#224; la destruction de la division du travail et par cons&#233;quent, &#224; un retour &#224; une &#233;conomie primitive, de type f&#233;odale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le socialisme n'est m&#234;me pas capable de maintenir ses esclaves en esclavage ; livr&#233; &#224; lui-m&#234;me, il conduit le travailleur moyen &#224; sombrer toujours plus bas dans la pauvret&#233; - tandis qu'appara&#238;t une d&#233;population de masse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh4-1&quot; name=&quot;nb4-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 4-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Adam Smith, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Richesse des nations&lt;/i&gt;, 1776.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh4-2&quot; name=&quot;nb4-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 4-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Marx, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Capital&lt;/i&gt;, Livre 1, I, chap. 3&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh4-3&quot; name=&quot;nb4-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 4-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Comme le dit Hayek dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Capitalism and the Historians&lt;/i&gt; : &quot;Le prol&#233;tariat, que le capitalisme a, en un sens, cr&#233;&#233;, n'a pas &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en proportion de la population qui aurait exist&#233; sans lui et qui a &#233;t&#233; aupauvrie ; c'est la population additionnelle qui a pu grossir et s'enrichir gr&#226;ce aux opportunit&#233;s nouvelles d'embauche que le capitalisme a permis&quot; ou encore : &quot;La vraie histoire de la connexion entre le capitalisme et l'apparition du prol&#233;tariat est &#224; l'exact oppos&#233; de ce que sugg&#232;re la th&#233;orie de l'exploitation des masses.&quot;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Article paru initialement sur le &lt;a href=&quot;http://www.copeau.org/index.php?2005/03/25/234-la-veritable-theorie-de-lexploitation&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;blog de Copeau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Illustration sous licence Creative Commons : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/adobemac/244170074/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Marx-Engels-Forum&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Intellectuels et effets pervers</title>
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<category domain="http://www.contrepoints.org/-Philosophie-generale-.html">Philosophie g&#233;n&#233;rale</category>


		<description>Puisque tout proc&#232;s doit &#234;tre instruit &#224; charge et &#224; d&#233;charge, j'ajouterai que l'hostilit&#233; des intellectuels - de beaucoup d'intellectuels - au lib&#233;ralisme provient aussi dans une certaine mesure des effets pervers engendr&#233;s par l'ordre lib&#233;ral. Mais l'ironie veut que les m&#234;mes intellectuels qui condamnent l'ordre lib&#233;ral soient aussi ceux qui en d&#233;fendent certains des effets pervers. Dans mon livre, j'ai pris un certain et peut-&#234;tre un malin plaisir &#224; illustrer ce point par une variation sur un th&#232;me de (...)

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton472.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;108&quot; height=&quot;160&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puisque tout proc&#232;s doit &#234;tre instruit &#224; charge et &#224; d&#233;charge, j'ajouterai que l'hostilit&#233; des intellectuels - de beaucoup d'intellectuels - au lib&#233;ralisme provient aussi dans une certaine mesure des effets pervers engendr&#233;s par l'ordre lib&#233;ral. Mais l'ironie veut que les m&#234;mes intellectuels qui condamnent l'ordre lib&#233;ral soient aussi ceux qui en d&#233;fendent certains des effets pervers. Dans mon livre, j'ai pris un certain et peut-&#234;tre un malin plaisir &#224; illustrer ce point par une variation sur un th&#232;me de Tocqueville : il soutient dans sa seconde D&#233;mocratie en Am&#233;rique, en s'appuyant sur ses observations am&#233;ricaines, qu'une soci&#233;t&#233; o&#249; les produits culturels sont des produits de consommation courante soumis &#224; la loi de l'offre et de la demande constitue un terrain favorable au d&#233;veloppement de la vulgarit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je crois qu'il a raison et j'ai choisi d'&#233;voquer sur ce chapitre le cas de la t&#233;l&#233;-r&#233;alit&#233;. J'ai propos&#233; d'analyser ce ph&#233;nom&#232;ne comme une r&#233;ponse novatrice &#224; une demande. Le public aime qu'on lui montre des c&#233;l&#233;brit&#233;s. Or les c&#233;l&#233;brit&#233;s qui doivent leur succ&#232;s &#224; leurs m&#233;rites et dont les m&#233;rites et la personne sont m&#233;diatisables sont trop peu nombreuses pour r&#233;pondre &#224; une demande qui se fait explosive sous l'effet notamment de la multiplication des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision. D'o&#249; l'id&#233;e de proposer au public des c&#233;l&#233;brit&#233;s, celles de Loft story ou de la Starac, dot&#233;es de m&#233;rites et de talents enti&#232;rement virtuels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Poussant cette ligne de r&#233;flexion un peu plus loin, j'ai propos&#233; &#224; titre d'hypoth&#232;se qu'on peut analyser les cotes astronomiques atteintes par certains peintres - comme Yves Klein, dont la trouvaille principale a consist&#233; &#224; peindre en bleu des objets quelconques, par exemple les &#233;ponges qu'on peut se procurer chez le droguiste du coin - comme r&#233;sultant d'un exc&#232;s de la demande sur l'offre d'oeuvres d'art.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je crois qu'on peut analyser de la m&#234;me fa&#231;on la production des syndromes g&#233;n&#233;reusement invent&#233;s par la psychiatrie moderne, comme le syndrome de Sissi qui veut que l'allant et la vitalit&#233; puissent &#234;tre des signes de mal-&#234;tre, voire de d&#233;pression. Ces innovations dignes du Dr. Knock sont, me semble-t-il, un effet d'une inflation de la demande de sant&#233; et tout simplement de bien-&#234;tre psychique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces m&#233;canismes pervers seraient sans importance s'il suffisait d'ignorer ces produits douteux. Mais il est bien possible que la loi de Gresham s'applique au cas des produits culturels : que, de m&#234;me que la mauvaise monnaie chasse la bonne, les oeuvres d'art insignifiantes et les id&#233;es fragiles et douteuses chassent les bonnes en en d&#233;courageant la production.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On reconna&#238;tra qu'il serait difficile de lutter contre ces effets pervers, si effets pervers il y a bien, sans mettre en cause des valeurs fondamentales, comme la libert&#233; d'opinion et de cr&#233;ation. C'est pourquoi sans doute les intellectuels qui d&#233;noncent les effets ind&#233;sirables du lib&#233;ralisme songent rarement &#224; &#233;voquer ce type d'effets.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Raymond Boudon, &lt;a href=&quot;http://www.agilience.net/turgot/web/download_file.asp?name=ko%5F313%5Fko%5CBoudon+%2D+Intellectuels+et+Lib%E9ralisme%2Epdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Rencontre Turgot du 5 mai 2004&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Article paru initialement sur le &lt;a href=&quot;http://www.copeau.org/index.php?2005/02/04/212-intellectuels-et-effets-pervers&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;blog de Copeau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2738113982/liberauxorg-21&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Raymond Boudon, pourquoi les intellectuels n'aiment pas le lib&#233;ralisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La D&#233;ception fatale</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Copeau</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Philosophie-generale-.html">Philosophie g&#233;n&#233;rale</category>


		<description>Alan Ebenstein est un historien des id&#233;es. Il a publi&#233; plusieurs ouvrages consacr&#233;s &#224; la pens&#233;e de Hayek. Dans le dernier num&#233;ro de Liberty Mag, il publie une &#233;tude sur la gen&#232;se de La Pr&#233;somption fatale, le dernier bouquin du p&#232;re Hayek, paru quelques ann&#233;es seulement avant sa mort. Ebenstein affirme que ce bouquin n'est pas tant celui de Hayek que celui de Willam W. Bartley, son &#233;diteur, qui a profond&#233;ment remani&#233;, sinon modifi&#233;, le manuscrit initial du p&#232;re Friedrich. Ce dernier, en effet, a perdu le (...)

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&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Philosophie-generale-.html" rel="directory"&gt;Philosophie g&#233;n&#233;rale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton471.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;234&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alan Ebenstein est un historien des id&#233;es. Il a publi&#233; plusieurs ouvrages consacr&#233;s &#224; la pens&#233;e de &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Hayek&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Hayek&lt;/a&gt;. Dans le dernier num&#233;ro de &lt;a href=&quot;http://www.libertyunbound.com/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Liberty Mag&lt;/a&gt;, il publie une &#233;tude sur la gen&#232;se de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2130442544/liberauxorg-21&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;La Pr&#233;somption fatale&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, le dernier bouquin du p&#232;re Hayek, paru quelques ann&#233;es seulement avant sa mort. Ebenstein affirme que ce bouquin n'est pas tant celui de Hayek que celui de Willam W. Bartley, son &#233;diteur, qui a profond&#233;ment remani&#233;, sinon modifi&#233;, le manuscrit initial du p&#232;re Friedrich. Ce dernier, en effet, a perdu le plus grand usage de ses facult&#233;s mentales durant l'&#233;t&#233; 1985, soit trois ann&#233;es avant la sortie officielle de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;somption fatale&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gr&#226;ce aux archives dont disposait Charlotte Cubitt, sa derni&#232;re secr&#233;taire, preuve est faite &#224; pr&#233;sent que Bartley a r&#233;organis&#233;, modifi&#233;, retitr&#233; l'ouvrage de Friedrich. Il a m&#234;me ins&#233;r&#233; des paragraphes nouveaux, issus de personnes qui ont relu le manuscrit. Il a m&#234;me ajout&#233; des notes qui n'existaient pas dans la version initiale (notamment en r&#233;f&#233;rence &#224; ses propres travaux !). Il a chang&#233; des formules, des terminologies. Barltey &#233;tait un disciple de Popper plus que de Hayek. Il &#233;tait bien plus int&#233;ress&#233; par l'&#233;volution de la connaissance que Hayek l'&#233;tait. En effet, la r&#233;flexion de Hayek se portait fondamentalement sur l'imperfection de la connaissance, sur son caract&#232;re incomplet, plut&#244;t que sur son &#233;volution stricto sensu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il appara&#238;t donc, selon Ebenstein, que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Pr&#233;somption Fatale&lt;/i&gt; telle que nous la connaissons n'est qu'une version compact&#233;e du premier volet d'un ouvrage qui devait en comporter trois. Hayek a travaill&#233; sur ce livre de 1977-78 &#224; 1985. Il existe une version non expurg&#233;e de ce premier volet. La Fondation Hoover dispose m&#234;me, &#224; pr&#233;sent, d'&#233;lements des volets 2 et 3, relus par des lecteurs &#233;minents, tels que James Buchanan ou Bruce Caldwell.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une publication s'impose, non ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(j'en profite, pardon pour mon c&#244;t&#233; n&#233;gatif, pour regretter que ce temple du conservatisme qu'est la Hoover Institution puisse &#234;tre en possession des archives de celui, qui, malgr&#233; tout, n'est pas l'un des leurs mais des n&#244;tres.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/exec/obidos/tg/detail/-/0155078895/qid=1107208219/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl14/104-8022515-6288716?v=glance&amp;s=books&amp;n=507846&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Voir ici un bon bouquin d'Ebenstein&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Article paru initialement sur le &lt;a href=&quot;http://www.copeau.org/index.php?2005/01/31/208-la-deception-fatale&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;blog de Copeau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Illustration sous licence Creative Commons : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/michaelrogers/2434018819/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&quot;The Fatal Conceit&quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Logan's run</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/Logan-s-run.html</link>
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		<dc:creator>Copeau</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Medias-.html">M&#233;dias</category>


		<description>Qui se souvient de l'&#194;ge de cristal (1976) ? &lt;br /&gt;Nous sommes dans le futur. Les humains vivent une vie paradisiaque. &lt;br /&gt;Euh, en fait, y'a comme un hic. &lt;br /&gt;Les hic, c'est qu'ils doivent tous mourir &#224; 30 ans. Un petit cristal plac&#233; dans la paume de leur mimine cesse de clignoter lorsqu'ils atteignent l'&#226;ge fatidique. Tous doivent alors rejoindre le Carrousel et ne pas craindre d'&#234;tre zigouill&#233;s. &lt;br /&gt;Un peu comme dans Blade Runner, des &quot;limiers&quot; vieillent : ils sont l&#224; pour terminer les jeunots qui tentent de (...)


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&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Medias-.html" rel="directory"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton469.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;329&quot; height=&quot;500&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qui se souvient de l'&#194;ge de cristal (1976) ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes dans le futur. Les humains vivent une &lt;a href=&quot;http://www.devildead.com/logansrun/logansrun.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;vie paradisiaque&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Euh, en fait, y'a comme un hic.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les hic, c'est qu'ils doivent tous mourir &#224; 30 ans. Un petit cristal plac&#233; dans la paume de leur mimine cesse de clignoter lorsqu'ils atteignent l'&#226;ge fatidique. Tous doivent alors rejoindre le Carrousel et ne pas craindre d'&#234;tre zigouill&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un peu comme dans Blade Runner, des &quot;limiers&quot; vieillent : ils sont l&#224; pour terminer les jeunots qui tentent de filer &#224; l'anglaise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais les limiers eux-m&#234;mes seront termin&#233;s lorsqu'ils auront leurs trente ans.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce film raconte la fuite de Logan, (fin) limier, avec Jessica, une jeunette aux courtes jupettes, et leur qu&#234;te du &quot;sanctuaire&quot;. Ils en ont entendu parler ; celui-ci doit leur permettre de prouver au monde assouvi, les autres citoyens, que la vie au-del&#224; de trente ann&#233;es est possible. Mais les citoyens sont conditionn&#233;s d'une mani&#232;re que n'aurait pas reni&#233;e Tchakhotine : ils croient que la vie prend fin &#224; 30 ans. Ils n'ont jamais vu de vieillards.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Leur principal ennemi : Francis, un limier, et partant garant de l'ordre &#233;tatique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un bon film anarcho-capitaliste, quoi. Les deux h&#233;ros s'opposent &#224; l'appropriation par les hommes de l'Etat de la propri&#233;t&#233; de leur corps et de leur droit naturel de vivre aussi longtemps qu'ils le peuvent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voir &lt;a href=&quot;http://www.snowcrest.net/fox/Logan.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;ce site&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.geocities.com/Area51/Dimension/5357/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;celui-ci&lt;/a&gt; et cette excellente &lt;a href=&quot;http://www.stellar-database.com/non-ISDB/LogansRun.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;FAQ&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et une &lt;a href=&quot;http://www.geocities.com/Hollywood/Makeup/6275/Jennybio.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;biographie de Jenny Agutter ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, il faut noter qu'une serie a ete tourn&#233;e entre 1977 et 1978 et compte 14 episodes. Elle utilise les d&#233;cors cr&#233;&#233;s pour le film, mais les acteurs sont diff&#233;rents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Article paru initialement sur le &lt;a href=&quot;http://www.copeau.org/index.php?2005/01/06/193-logans-run&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;blog de Copeau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/L'Age_de_Cristal&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Page Wikib&#233;ral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Illustration sous licence Creative Commons : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/markhinds/2982537354/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Logan's Run (1976)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	<item>
		<title>A qui profite le d&#233;veloppement durable ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/A-qui-profite-le-developpement.html</link>
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		<dc:creator>Copeau</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Environnement-et-ecologie-.html">Environnement et &#233;cologie</category>


		<description>Sylvie Brunel a publi&#233; en 2008, dans la collection &#171; A dire vrai &#187; de Larousse, un opuscule de 159 pages intitul&#233; A qui profite le d&#233;veloppement durable ? Cet ouvrage se situe dans le prolongement de l'&#233;tude plus acad&#233;mique qu'elle a consacr&#233;, dans la c&#233;l&#232;bre et illustre collection &#171; Que sais-je ? &#187; des PUF, au D&#233;veloppement durable. &lt;br /&gt;Ceci ne fait certes pas d'elle une sp&#233;cialiste des d&#233;bats scientifiques, qui sont ceux qui animent en g&#233;n&#233;ral les questions li&#233;es au d&#233;veloppement durable, mais lui donne tout (...)


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&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Environnement-et-ecologie-.html" rel="directory"&gt;Environnement et &#233;cologie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton452.gif&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;331&quot; height=&quot;475&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Sylvie Brunel a publi&#233; en 2008, dans la collection &#171; A dire vrai &#187; de Larousse, un opuscule de 159 pages intitul&#233; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A qui profite le d&#233;veloppement durable ?&lt;/i&gt; Cet ouvrage se situe dans le prolongement de l'&#233;tude plus acad&#233;mique qu'elle a consacr&#233;, dans la c&#233;l&#232;bre et illustre collection &#171; Que sais-je ? &#187; des PUF, au &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;veloppement durable&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceci ne fait certes pas d'elle une sp&#233;cialiste des d&#233;bats scientifiques, qui sont ceux qui animent en g&#233;n&#233;ral les questions li&#233;es au d&#233;veloppement durable, mais lui donne tout de m&#234;me une certaine cr&#233;dibilit&#233;. Par ailleurs, cet ouvrage sort moins d'un an apr&#232;s celui de Claude All&#232;gre, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ma v&#233;rit&#233; sur la plan&#232;te&lt;/i&gt;, nomin&#233; au prix Wikib&#233;ral 2008 et dont &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Critique-de-Ma-verite-sur-la.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Lexington&lt;/a&gt; a comment&#233; les tenants et aboutissants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvie Brunel n'est pas pour moi une inconnue. Outre sa vie priv&#233;e, mise &#224; jour il y a peu [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb8-1&quot; name=&quot;nh8-1&quot; id=&quot;nh8-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Sylvie Brunel est la femme du secr&#233;taire d&amp;#39;Etat Eric Besson' &gt;1&lt;/a&gt;], j'ai d&#233;j&#224; eu l'occasion de lire et d'appr&#233;cier deux de ses ouvrages de jeunesse, parus &#224; la fin des ann&#233;es quatre-vingt, tout d'abord &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Asie, Afrique : grenier vides, greniers pleins&lt;/i&gt;, paru Economica, collection &#171; &#201;conomie agricole &#187; en 1986, et ensuite &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Une Trag&#233;die banalis&#233;e, la faim dans le monde&lt;/i&gt;, ouvrage paru chez Hachette-Pluriel en 1991 et qui m'avait &#224; l'&#233;poque profond&#233;ment troubl&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvie Brunel est du reste surtout connue pour avoir travaill&#233; pendant plus de quinze ans dans l'action humanitaire : de 1984 &#224; 1989, pour M&#233;decins sans fronti&#232;res, puis de 1989 &#224; 2002 pour Action contre la faim (ACF) en tant que conseill&#232;re strat&#233;gique, directrice entre 1992 et 1993 et pr&#233;sidente de juin 2001 &#224; mars 2002.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ses th&#232;ses, qui visent (en particulier dans une &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Trag&#233;die banalis&#233;e&lt;/i&gt;) &#224; moins insister sur une forme d'euro-masochisme d'un monde occidental un peu trop prompt &#224; battre sa coulpe, que sur la n&#233;cessit&#233; sym&#233;trique pour les Africains de se responsabiliser et de se prendre en main, ont frapp&#233; d'un sceau ind&#233;l&#233;bile la position lib&#233;rale classique en mati&#232;re d'aide humanitaire. Non sans, pour &#234;tre honn&#234;te, tirer malgr&#233; tout sur quelques grosses ficelles, celles des accusations un peu rapides &#224; l'&#233;gard de l'Occident indiff&#233;rent, ou encore celles du mis&#233;rabilisme fond&#233; sur un lamento un peu trop larmoyant. La trag&#233;die de la faim est trop s&#233;rieuse pour jouer avec les sentiments.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au demeurant, ses ouvrages &#171; humanitaires &#187; comprennent tous une partie fort descriptive, proche du documentaire journalistique, dans le bon sens du terme, celui qui permet de comprendre ce qu'est le kwashiorkor [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb8-2&quot; name=&quot;nh8-2&quot; id=&quot;nh8-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Le kwashiorkor est un syndrome de malnutrition prot&#233;ino-calorique s&#233;v&#232;re (...)' &gt;2&lt;/a&gt;], comment les peuples Africains vivent les p&#233;riodes de soudure [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb8-3&quot; name=&quot;nh8-3&quot; id=&quot;nh8-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] La soudure d&#233;signe la p&#233;riode entre deux r&#233;coltes o&#249; la nourriture et l&amp;#39;eau (...)' &gt;3&lt;/a&gt;], quelles sont les cons&#233;quences &#224; long terme de la malnutrition.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais l'objet de cet article n'est pas de parler des th&#232;ses de Sylvie Brunel en mati&#232;re de malnutrition, ou encore ses critiques &#224; l'encontre du syst&#232;me humanitaire qu'elle a, tout comme Jean-Christophe Rufin par exemple, connu de l'int&#233;rieur. Cet article vise &#224; pr&#233;senter les th&#232;ses de l'ouvrage qu'elle a publi&#233; en 2008, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A qui profite le d&#233;veloppement durable ?&lt;/i&gt;, dans lequel elle d&#233;veloppe une vision critique de ce concept. Elle s'interroge aussi bien sur les r&#233;alit&#233;s scientifiques &#233;nonc&#233;es, que sur les fondements id&#233;ologiques du d&#233;veloppement durable. Essayons de pr&#233;senter ses principales th&#232;ses.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un vaste retour en arri&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En premier lieu, elle consid&#232;re que les assertions des tenants les plus jusqu'au-boutistes du d&#233;veloppement durable sont infond&#233;es, voire fausses. Du reste, elle ne distingue pas les environnementalistes des tenants de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;deep ecology&lt;/i&gt;, ce qui est l'un des principaux points faibles de son ouvrage [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb8-4&quot; name=&quot;nh8-4&quot; id=&quot;nh8-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] Voir bien &#233;videmment sur cette question l&amp;#39;ouvrage fondateur de Luc Ferry, (...)' &gt;4&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle cite en particulier un exemple que nous connaissons bien depuis &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;C'est trop tard pour la terre&lt;/i&gt;, de C&#233;cile Philippe, celui du r&#233;chauffement climatique [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb8-5&quot; name=&quot;nh8-5&quot; id=&quot;nh8-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] C&#233;cile Philippe, C&amp;#39;est trop tard pour la terre, Jean-Claude Latt&#232;s, &#171; (...)' &gt;5&lt;/a&gt;]. Emmanuel Le Roy Ladurie a montr&#233; que l'Europe, apr&#232;s avoir connu une phase de r&#233;chauffement propice aux d&#233;frichements et aux innovations agricoles du IXe au XIIIe si&#232;cle, est entr&#233;e dans un &#171; petit &#226;ge glaciaire &#187;, du XIVe au XIXe si&#232;cle. En 1850 en Europe, la r&#233;volution industrielle vient tout juste de commencer. Ce n'est donc pas elle qui permet d'expliquer la phase de r&#233;chauffement actuelle. Il ne faut pas analyser le r&#233;chauffement climatique en termes n&#233;gatifs. Les gains qu'il entra&#238;ne doivent &#234;tre pris en compte : lib&#233;ration de terres cultivables aux hautes latitudes, ouverture de nouvelles routes circumpolaires qui permettront d'&#233;conomiser l'&#233;nergie n&#233;cessaire aux trajets actuels qui contournent les continents par le sud, augmentation de la p&#233;riode propice &#224; la croissance des v&#233;g&#233;taux, donc accroissement des r&#233;coltes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'apparente multiplication actuelle des catastrophes est li&#233;e, d'une part, &#224; leur m&#233;diatisation, d'autre part au r&#244;le jou&#233; par les ONG, enfin et surtout &#224; un ph&#233;nom&#232;ne structurel, l'accroissement de la population. Mais, sur ce dernier point, Sylvie Brunel se veut confiante : la plan&#232;te est parfaitement capable de nourrir une population qui ne doublera plus jamais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre fondement scientifique &#224; subir la critique de Sylvie, l'empreinte &#233;cologique. Elle &#233;crit : &#171; les indicateurs utilis&#233;s dans l'empreinte &#233;cologique ne tol&#232;rent que le mode de vie d'un Bolivien ou d'un Bukinab&#233;. Peu importe que le Bolivien ou le Burkinab&#233; dispose d'une esp&#233;rance de vie qui ne d&#233;passe pas soixante ans et qu'il perde deux enfants sur dix avant l'&#226;ge de cinq ans : au regard de la Plan&#232;te, il est clean [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb8-6&quot; name=&quot;nh8-6&quot; id=&quot;nh8-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] P. 19' &gt;6&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvie Brunel rappelle aussi que la nourriture industrielle, autre cible privil&#233;gi&#233;e des tenants de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;deep ecology&lt;/i&gt;, sert notamment &#224; garantir la long&#233;vit&#233; et la s&#233;curit&#233; des aliments. Le bilan &#233;nerg&#233;tique entre un petit d&#233;taillant et un supermarch&#233; penche en faveur de ce dernier, de par les &#233;conomies d'&#233;chelles qu'il permet de r&#233;aliser. Rouler &#224; bicyclette et labourer les champs &#224; la main suppose que la main d'&#339;uvre soit abondante et gratuite. Et de telles conduites constituent des retours en arri&#232;re par rapport &#224; ce qu'&#233;tait l'objectif premier du d&#233;veloppement : lib&#233;rer l'&#234;tre humain des contraintes mat&#233;rielles et de l'asservissement &#224; l'&#233;nergie humaine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvie Brunel rappelle du reste opportun&#233;ment que le bilan &#233;nerg&#233;tique des agrocarburants est moins favorable que celui des &#233;nergies fossiles. Que la biodiversit&#233; est une construction humaine, car, depuis que la vie est apparue sur terre, les esp&#232;ces animales n'ont cess&#233; de dispara&#238;tre ou de se transformer, 99% de celles qui ont v&#233;cu depuis l'origine de l'humanit&#233; n'existant plus.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'homme, un parasite &#224; &#233;liminer&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvie Brunel s'oppose &#224; la dualit&#233; entre un &#233;tat de nature id&#233;alis&#233; et un homme vu comme un parasite. Elle rappelle le mythe fondateur de Tarzan, fils d'aristocrate anglais, incarnation du h&#233;ros occidental dont la mission est de sauver la for&#234;t et ses habitants de la b&#234;tise et de l'ignorance des peuplades primitives.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le d&#233;veloppement durable et ses outils (les Agendas 21 en particulier) intronisent la mondialisation d'une conception du monde directement inspir&#233;e de ce que Tocqueville qualifiait de l' &#171; esprit de religion &#187; am&#233;ricain, m&#233;lange de puritanisme et de messianisme. Le nouveau Mal, c'est le mal fait &#224; la plan&#232;te. Les ONG tiennent ainsi un discours de nature religieuse, fortement influenc&#233; par la morale &#233;vang&#233;liste qui valorise l'auto flagellation. Les partisans de la durabilit&#233; forte (les tenants de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Deep ecology&lt;/i&gt;) accordent la primaut&#233; &#224; l'environnement sur l'humanit&#233; car les hommes sont de toute fa&#231;on condamn&#233;s &#224; dispara&#238;tre s'ils ne pr&#233;servent pas leur milieu de vie. Sylvie Brunel a alors beau jeu de rappeler que la notion de &#171; conservation &#187;, ch&#232;re au c&#339;ur des tenants de la durabilit&#233; forte, est &#233;trang&#232;re &#224; la plupart des g&#233;ographes, qui soulignent au contraire que, pour subsister, tout &#233;cosyst&#232;me a besoin d'&#233;voluer en permanence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvie Brunel souligne aussi le r&#244;le n&#233;faste jou&#233; par les ONG. Ce sont au final elles qui d&#233;cident de ce qui peut &#234;tre conserv&#233; en l'&#233;tat, utilis&#233;, transform&#233;. Chaque institution tente d'imposer ses r&#233;f&#233;rentiels et ses proc&#233;dures, pour occuper le terrain au d&#233;triment de ses concurrentes. Cette guerre de la repr&#233;sentativit&#233; aboutit &#224; une surench&#232;re dans le catastrophisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le mythe de la &#171; nature naturelle &#187; est une chim&#232;re : nulle part dans la partie de la terre habit&#233;e par l'homme, ne subsiste d'espace qui n'ait pas &#233;t&#233; modifi&#233; par lui. Les esp&#232;ces pr&#233;serv&#233;es le sont par sa seule volont&#233;. Du reste, la nature n'est pas du tout bienveillante : la Nature, c'est la loi du plus fort, l'&#233;limination impitoyable du d&#233;viant, du d&#233;bile, du fragile, du vuln&#233;rable, du faible. C'est bien selon Brunel le type de soci&#233;t&#233; que pr&#244;nent les &#233;cologistes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Riches contre pauvres&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Derni&#232;re s&#233;rie d'arguments avanc&#233;s par Sylvie Brunel, ceux qui incarnent, &#224; travers les tenants du d&#233;veloppement durable, une forme nouvelle d'imp&#233;rialisme. Elle estime que l'invocation du d&#233;veloppement durable peut servir de paravent &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des pays du Nord contre ceux du Sud, en particulier aux riches des pays du Nord, aux entreprises et aux ONG de l'humanitaire. Pour Sylvie Brunel, le d&#233;veloppement durable &#171; l&#233;gitime un certain nombre de barri&#232;res &#224; l'entr&#233;e. En offrant ainsi un pr&#233;texte au protectionnisme des pays d&#233;velopp&#233;s, &#171; le sentiment que donne le d&#233;veloppement durable, c'est qu'il sert parfaitement le capitalisme &#187;. Contrairement aux ONG altermondialistes, les ONG environnementales travaillent de concert avec les entreprises et ne remettent nullement en question les m&#233;canismes du capitalisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceux qui savent combien nous ab&#238;mons la plan&#232;te d&#233;tiennent aussi le pouvoir de nous exon&#233;rer de notre terrible culpabilit&#233;. Il nous suffit de donner. L'Afrique, en particulier, sert de v&#233;ritable laboratoire &#224; ciel ouvert du d&#233;veloppement durable. Les normes concernant l'alimentation animale, les &#171; petfoods &#187;, sont plus exigeantes que celles qui sont en vigueur dans les camps de r&#233;fugi&#233;s ! L'Afrique est le th&#233;&#226;tre de nos fantasmes, car &#224; l'heure o&#249; ce continent cherche &#224; &#233;chapper au pi&#232;ge de la pauvret&#233; et de la d&#233;pendance envers la nature, le reste du monde cherche &#224; l'y maintenir de force au nom du Paradis perdu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le d&#233;veloppement durable tel qu'il est actuellement pr&#233;sent&#233; sert donc les int&#233;r&#234;ts des riches plus que ceux des pauvres, qu'ils soient dans le Tiers Monde ou dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Gr&#226;ce &#224; l'environnement, les pays du Nord savent qu'ils vont pouvoir non seulement s'ouvrir de nouveaux march&#233;s, y compris dans les pays du Sud, mais aussi et surtout discr&#233;diter les produits en provenance de ces pays et les taxer, avec la l&#233;gitimit&#233; d'un protectionnisme justifi&#233; par de nobles arguments environnementaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si les pauvres souffrent de la faim, ce n'est pas parce que la nourriture n'est pas disponible, mais parce qu'elle ne leur est pas accessible, faute de revenus. Le vrai probl&#232;me n'est ni la population, ni la nourriture, mais la pauvret&#233;. En particulier, en cr&#233;ant une tension sur les prix agricoles, les agrocarburants offrent la perspective de revenus &#224; des paysans pauvres. Ils peuvent permettre d'exploiter des terres improductives.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour atteindre vraiment ses objectifs, le d&#233;veloppement durable doit cesser d'&#234;tre, comme il l'est actuellement pour Sylvie Brunel, un gadget &#171; &#233;colo-responsable &#187;, une religion avec ses fanatiques n&#233;o-convertis ou une culpabilisation allant jusqu'&#224; la d&#233;formation, &#224; la peur et au &#171; flicage &#187;. Mener une politique de d&#233;veloppement durable efficace, ce ne doit donc pas consister &#224; rechercher &#171; un vaste retour en arri&#232;re &#187; comme c'est actuellement le cas selon elle, mais prendre en compte tous les &#233;l&#233;ments, en particulier la dimension sociale. Pour elle, &#171; il faut toujours garder pr&#233;sent &#224; l'esprit que sa finalit&#233; doit &#234;tre l'humaine. La plan&#232;te n'existe pas ind&#233;pendamment de l'homme &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh8-1&quot; name=&quot;nb8-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 8-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Sylvie Brunel est la femme du secr&#233;taire d'Etat Eric Besson&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh8-2&quot; name=&quot;nb8-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 8-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Le kwashiorkor est un syndrome de malnutrition prot&#233;ino-calorique s&#233;v&#232;re de la premi&#232;re enfance. Le terme, qui signifie enfant (kwashi) rouge (orkor) dans la langue des Ashanti du Ghana, se r&#233;f&#232;re &#224; la rougeur de peau des enfants qui en sont frapp&#233;s. Le kwashiorkor touche principalement le jeune enfant qui, &#226;g&#233; de 18 mois &#224; trois ans, &#224; l'arriv&#233;e d'un second enfant, est brutalement sevr&#233; et passe &#224; une alimentation trop pauvre en prot&#233;ines.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh8-3&quot; name=&quot;nb8-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 8-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] La soudure d&#233;signe la p&#233;riode entre deux r&#233;coltes o&#249; la nourriture et l'eau viennent &#224; manquer (de janvier &#224; mai en Afrique sub-saharienne). En Europe, la soudure se situait &#224; la fin du printemps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh8-4&quot; name=&quot;nb8-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 8-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Voir bien &#233;videmment sur cette question l'ouvrage fondateur de Luc Ferry, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Nouvel ordre &#233;cologique&lt;/i&gt;, Grasset, 1992.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh8-5&quot; name=&quot;nb8-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 8-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] C&#233;cile Philippe, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;C'est trop tard pour la terre&lt;/i&gt;, Jean-Claude Latt&#232;s, &#171; Id&#233;es fausses Vraies r&#233;ponses &#187;, 2007. Voir aussi la &lt;a href=&quot;https://www.wikiberal.org/wiki/R&#233;chauffement_climatique&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;page&lt;/a&gt; consacr&#233;e au sujet sur Wikib&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh8-6&quot; name=&quot;nb8-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 8-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] P. 19&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Principaux ouvrages de Sylvie Brunel :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Une Trag&#233;die banalis&#233;e, la faim dans le monde&lt;/i&gt;, Hachette-Pluriel, 1991&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Asie, Afrique : grenier vides, greniers pleins&lt;/i&gt;, Economica, &#171; &#201;conomie agricole &#187;, 1986&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le D&#233;veloppement durable&lt;/i&gt;, PUF, &#171; Que sais-je ? &#187;, 2004, nouvelle &#233;dition 2007&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; qui profite le d&#233;veloppement durable&lt;/i&gt;, Larousse, 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Sa page sur &lt;a href=&quot;https://www.wikiberal.org/wiki/Sylvie_Brunel&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Wikib&#233;ral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2035839726?ie=UTF8&amp;tag=liberauxorg-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2035839726&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Acheter en ligne cet ouvrage&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>2500e article de Wikib&#233;ral</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2500e-article-de-Wikiberal.html</link>
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		<dc:date>2008-11-28T11:43:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lexington</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Medias-.html">M&#233;dias</category>


		<description>La pens&#233;e lib&#233;rale se porte bien ! Aujourd'hui l'encyclop&#233;die lib&#233;rale Wikib&#233;ral f&#234;te la parution de son 2.500e article, consacr&#233; &#224; Julien Benda. Trois ans apr&#232;s son lancement, Wikib&#233;ral n'a jamais propos&#233; autant d'articles pour faire connaitre la pens&#233;e lib&#233;rale et ses pages ont &#233;t&#233; lues plus de 3,5 millions de fois. &lt;br /&gt;Pr&#233;sentation de l'association L'association liberaux.org est une association &#224; but non lucratif, de droit fran&#231;ais, fond&#233;e officiellement en 2002. Son activit&#233; a commenc&#233;e d&#232;s 1996, ce qui en (...)


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&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Medias-.html" rel="directory"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton445.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;228&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;La pens&#233;e lib&#233;rale se porte bien ! Aujourd'hui l'encyclop&#233;die lib&#233;rale Wikib&#233;ral f&#234;te la parution de son 2.500e article, consacr&#233; &#224; Julien Benda. Trois ans apr&#232;s son lancement, Wikib&#233;ral n'a jamais propos&#233; autant d'articles pour faire connaitre la pens&#233;e lib&#233;rale et ses pages ont &#233;t&#233; lues plus de 3,5 millions de fois.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;sentation de l'association&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'association liberaux.org est une association &#224; but non lucratif, de droit fran&#231;ais, fond&#233;e officiellement en 2002. Son activit&#233; a commenc&#233;e d&#232;s 1996, ce qui en fait l'un des plus anciens et des plus importants sites internet francophones. Elle g&#232;re plusieurs sites internet destin&#233;s &#224; faire conna&#238;tre la pens&#233;e lib&#233;rale en langue fran&#231;aise. Ces sites sont :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Un forum, &lt;a href=&quot;http://www.liberaux.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;liberaux.org&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Une encyclop&#233;die, &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Wikib&#233;ral&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Un site de textes d'analyse, &lt;a href=&quot;http://www.catallaxia.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Catallaxia&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Une librairie en ligne, &lt;a href=&quot;http://www.librairal.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Librairal&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Une revue en ligne, &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Contrepoints&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'association ne vit que des cotisations de ses membres et est donc totalement ind&#233;pendante financi&#232;rement.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;sentation de Wikib&#233;ral&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'encyclop&#233;die lib&#233;rale Wikib&#233;ral a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 2005, pour lutter contre la m&#233;connaissance des id&#233;es lib&#233;rales dans le grand public et contribuer au d&#233;bat d'id&#233;es dans le monde francophone.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les pages de Wikib&#233;ral ont &#233;t&#233; consult&#233;e 3.876.695 fois&lt;/strong&gt; au 27 novembre 2008 [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb9-1&quot; name=&quot;nh9-1&quot; id=&quot;nh9-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Des statistiques plus d&#233;taill&#233;s sont disponibles &#224; cette adresse' &gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle contient &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2.500 articles&lt;/strong&gt; sur la pens&#233;e lib&#233;rale, dans le champ de la philosophie, du droit, de la politique, de l'&#233;conomie, etc. Cela fait de Wikib&#233;ral l'un des plus gros wikis sp&#233;cialis&#233;s francophones (chiffres au 14 octobre 2008) : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Wikikto 4748 articles
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Wikib&#233;ral 2500 articles&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Ekopedia 1784 articles
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Anarchopedia 1144 articles
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Metapedia 1018 articles
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Liberp&#233;dia 271 articles
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Debat2007 141 pages &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Wikiverts 96 articles&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De tous les projets cit&#233;s, c'est le seul qui s'inscrive dans une telle dur&#233;e &#224; l'&#233;chelle de l'internet (12 ans), avec le soutien d'une &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;communaut&#233; d'un millier de membres&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Sp&#233;cificit&#233;s de Wikib&#233;ral&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Wikib&#233;ral est une encyclop&#233;die de la pens&#233;e lib&#233;rale et entend pr&#233;senter l'&#233;clairage lib&#233;ral dans toute sa richesse sur les sujets appropri&#233;s. Les articles exposent donc la vision lib&#233;rale classique et libertarienne. La d&#233;marche est donc tr&#232;s diff&#233;rente de celle de Wikip&#233;dia, qui cherche un hypoth&#233;tique juste milieu et ne refl&#232;te bien souvent que l'opinion dominante de l'&#233;poque.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'inscription est n&#233;cessaire pour contribuer sur Wikib&#233;ral. 204 utilisateurs sont inscrits sur Wikib&#233;ral, avec en moyenne 150 contributions par utilisateur. On y retrouve des docteurs en &#233;conomie, des juristes, des financiers, avocats, enseignants, &#233;tudiants, etc. 25 administrateurs veillent sur la qualit&#233; des articles, de m&#234;me que 12 responsables des sections th&#233;matiques de l'encyclop&#233;die. Ainsi, une coh&#233;rence d'ensemble de l'encyclop&#233;die est assur&#233;e. Cela permet de garantir une qualit&#233; optimale et l'absence de vandalisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Wikib&#233;ral n'est li&#233; en aucune mani&#232;re &#224; Wikip&#233;dia.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Prix Wikib&#233;ral 2008&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Wikib&#233;ral est &#233;galement &#224; l'origine du &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Prix Wikib&#233;ral&lt;/strong&gt; qui r&#233;compense chaque ann&#233;e un livre lib&#233;ral. En 2008, c'est Jacques de Saint-Victor qui a &#233;t&#233; r&#233;compens&#233; pour son ouvrage sur les libert&#233;s germaines, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les racines de la libert&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un recueil d'articles a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; en son honneur par les contributeurs de l'encyclop&#233;die, approfondissant certains th&#232;mes d&#233;velopp&#233;s par l'auteur. Ce recueil de 160 pages est disponible en &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Image:M&#233;langes_Racines_de_la_libert&#233;.pdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;libre t&#233;l&#233;chargement&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un site d'importance et reconnu&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La qualit&#233; des sites de l'association a &#233;t&#233; reconnue par des passages dans les principaux m&#233;dias fran&#231;ais. Ainsi, le Figaro Magazine ou Canal + ont d&#233;j&#224; parl&#233; des nombreuses activit&#233;s de l'association. Le livre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La France Rebelle&lt;/i&gt;, r&#233;dig&#233; sous la direction de Xavier Crettiez et d'Isabelle Sommier (Michalon), 2002, r&#233;&#233;dition 2005, s'int&#233;resse &#233;galement &#224; liberaux.org dans un chapitre consacr&#233; au mouvement libertarien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;France Culture a consacr&#233; de nombreuses &#233;missions &#224; des penseurs lib&#233;raux, contemporains ou anciens. Il est tr&#232;s fr&#233;quent que catallaxia ou liberaux.org soient cit&#233;s parmi les r&#233;f&#233;rences pour approfondir le sujet, ou parmi les liens de l'&#233;mission. De m&#234;me, l'encyclop&#233;die de l'Agora, une encyclop&#233;die en ligne de r&#233;f&#233;rence, renvoie souvent vers les sites de l'association.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le dossier de presse de l'association liberaux.org est disponible en libre t&#233;l&#233;chargement &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Image:Dossier_de_presse_liborg.pdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&#224; cette adresse&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact : &lt;a href=&quot;mailto:copeau@gmail.com&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;copeau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Visitez Wikib&#233;ral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh9-1&quot; name=&quot;nb9-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 9-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Des statistiques plus d&#233;taill&#233;s sont disponibles &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Special:Statistiques&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&#224; cette adresse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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